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Il est excessif et très provocateur d'affirmer aujourd'hui que l'aliment central de notre tradition nous empoisonne, mais il est tout aussi dogmatique de prétendre que l'intolérance au gluten se résume à l'allergie et à la maladie coeliaque reconnues par la science médicale.
Au rythme d'évolution actuelle de la notion de bipolarité, il y aura bientôt autant de bipolaires que de dépressifs, et de nouvelles classes de médicaments vont prendre le relai des antidépresseurs, qui sont de plus en plus discrédités. Une dérive inquiétante, sur un modèle déjà éprouvé, qui conduit à la consommation massive de médicaments psychotropes pour un problème initial qui ne la justifie pas.
L'accident de Fukushima a réveillé les peurs vis-à-vis de la radioactivité, attisées par un manque de confiance dans les autorités après le nuage de Tchernobyl, et surtout, par un défaut d'information sur les réels dangers. Il y a bien un risque de toxicité radioactive dans le monde actuel, mais est-il si important au milieu de tout ce qui nous menace ? Et ne commence-t-il pas en passant un scanner ou une scintigraphie ? Quel est le poids de ce risque dans notre santé globale ?
Soyons clair, il y a un fond de conflit entre la médecine académique, soutenue par les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique, garante de la connaissance référentielle, et les approches alternatives qui se sentent enfermées dans une législation réductrice de leur espace de liberté. Peut-on faire évoluer cela sans entrer dans un conflit frontal ? Et si l'exemple de Gandhi et Mandela nous éclairait !