Les mystères du Silicium
Par J.B. Boislève, le 14 mai 2010
Composant indispensable des puces de nos ordinateurs, le silicium est aussi une pierre angulaire de la construction et de la régénération de nos organismes. Et pourtant, en dix années sur les bancs universitaires sensées faire le tour de la biologie de la santé, je n'en ai jamais entendu parler ! En revanche, dans l'univers des thérapies alternatives, sa notoriété est grande. Entre scepticisme et croyances démesurées sur son pouvoir thérapeutique, que penser de ce minéral hors du commun ?
Des plantes
reminéralisantes
La tradition herboriste connaît les vertus reminéralisantes
de la prêle et de l'ortie. La caractéristique de ces deux plantes est de puiser
le silicium du sol et de l'incorporer dans leurs structures. Mais on trouve aussi
cet élément sous une forme soluble (l'acide orthosilicique) dans les végétaux
alimentaires et dans l'eau de source, en petite quantité, faiblement assimilée
(de l'ordre de 5%), mais suffisante pour répondre à nos besoins. Il n'a jamais
été décrit de carence en silicium avec des signes spécifiques, c'est la raison
pour laquelle cet élément n'a jamais intéressé la médecine.
Histoires d'hommes L'histoire très française du silicium organique commence
avec Duffaut, le découvreur, puis Rager et Janet, les expérimentateurs. Elle
s'est poursuivie avec Loïc Le Ribault et Ivan Coste, qui ont mis au point,
après la mort de Duffaut, une forme buvable qu'ils ont appelée G5.
Des fables pour
cacher une vérité qui dérange ? Pendant longtemps, certains diffuseurs de silanols ont
affirmé que leur Monométhyl Silane Triol était extrait directement du sable
fermenté par des bactéries, ou de la sève d'ortie. Cela est technologiquement
impossible ! Ces fables qui ont imprégné les croyances ont eu plusieurs
objectifs : se démarquer du produit de Duffaut, entretenir l'illusion que le silicium
organique pouvait être d'origine naturelle, et contourner la législation qui
n'autorisait pas la consommation orale des silanols de synthèse en France
jusqu'en 2007.
Cependant, une observation attentive révèle que le silicium
alimentaire disponible a diminué avec l'évolution de notre mode de vie. On
observe aussi que son assimilation diminue avec l'âge. Cette raréfaction
associée au vieillissement de la population participe-t-elle au développement
des problèmes de santé qui s'accumulent dans la population âgée ? Ce n'est
qu'une hypothèse, confortée par les effets bénéfiques de la complémentation en
silicium, particulièrement après la cinquantaine.
Silicium minéral et
organique
Le silicium que l'on trouve dans les plantes et
l'alimentation dérive de la silice, il s'agit donc de composés minéraux et oxydés.
Les silanols découverts par Norbert Duffaut en 1957 sont d'une tout autre
nature. Le silicium, associé au carbone par une liaison covalente, est alors
inclus dans une molécule organique, sous forme réduite (non oxydée), douée
d'une forte solubilité et d'une grande réactivité. Depuis le DNR proposé par
Duffaut, la molécule active de silicium organique n'a pas changé : il s'agit du
Monométhyl Silane Triol. Seules les méthodes de stabilisation ont évolué pour
donner de nouvelles générations de produits.
Dès les années 1960, les premiers essais d'administration
chez l'homme ont montré des résultats étonnants. Il est apparu rapidement que
ce silicium fortement assimilable favorise la croissance et la régénération du
tissu conjonctif, avec des effets visibles sur les vaisseaux, les
articulations, les os, la peau. Des effets qui n'étaient pas observés à un tel
niveau avec les plantes riches en silice comme la prêle. La découverte n'a
cependant pas été reconnue, et son usage est resté longtemps confidentiel.
La "saga du silicium" est une histoire d'amitiés
et de conflits personnels, de batailles pour la reconnaissance, la notoriété,
sur un fond de profits commerciaux. Tous les ingrédients qui brouillent la
réalité de ce qui s'est passé, et défavorisent une connaissance objective de la
vraie nature des produits élaborés.
Il est difficile de savoir si le Monométhyl Silane Triol
existe réellement dans la nature. Aucune preuve formelle ne l'atteste. C'est
cependant fort probable, mais dans ce cas, il est trop instable pour que l'on
puisse l'extraire. Ce qui veut dire que toutes les préparations qui en
contiennent sont approvisionnées par l'industrie chimique qui le fabrique. Et
il n'y a aucun problème à cela ! Pourquoi une création humaine qui reproduit
quelque chose qui existe très probablement dans la nature ne pourrait-elle pas
être totalement bénéfique pour un organisme ?
Des effets non
reconnus
La popularité du silicium organique s'est répandue avec les
témoignages des utilisateurs, parfois étonnants, décrivant des améliorations
spectaculaires au niveau des articulations, des os, de la peau, et son
association à la guérison de diverses maladies.
Pour la science, un témoignage n'a aucune valeur, car de
nombreux facteurs non pris en compte faussent l'interprétation, ce qui est
vrai. Mais il serait particulièrement malhonnête aujourd'hui de refuser de voir
qu'il s'est passé quelque chose de significatif chez de nombreuses personnes
ayant pris du silicium organique.
L'EFSA (agence européenne de sécurité sanitaire) a interdit
de manière formelle la diffusion des formes buvables depuis janvier 2010, en se
justifiant par l'absence d'études prouvant l'efficacité des silanols par voie
générale. Tout simplement parce qu'aucune n'a été effectuée ! Et comme le
brevet de Duffaut est public depuis longtemps, personne ne se risquera Ã
financer de telles recherches pour un produit qui ne permet aucune exclusivité.
Et dans le système d'évaluation actuel des produits de santé, l'absence de
preuve est interprétée comme une absence d'effet ! La voie est donc sans issue.
La confiance en
l'expérience comme seul fondement
En l'absence de connaissance sur les modes d'action
physiologiques et en l'absence d'études objectivant les effets observés du
silicium organique, c'est sur la confiance sans cesse confirmée par les
témoignages et l'expérience de praticiens que repose le succès de ce produit.
Pour comprendre son action, qui ne se manifeste pas sur tout
le monde et qui peut résoudre de nombreux problèmes à la fois, il faut
envisager un mode d'action nutritif. Tout le monde n'a pas le même niveau de
déficience en silicium, et plus cette déficience est grande, plus l'apport
d'une forme fortement assimilable comme le Monométhyl Silane Triol a des effets
importants. Et comme il n'existe aucun dosage permettant d'évaluer cette
déficience, on ne peut pas prévoir les effets à l'avance.
Dans un esprit pragmatique de santé globale, il n'y aucune
raison de se priver de ce produit dans les contextes où il donne habituellement
de bons résultats (arthrose, consolidation osseuse, tendinite, ostéoporose,
athérosclérose…), d'autant plus qu'aucun effet néfaste n'a été observé après
des années d'utilisation par un grand nombre de personnes. La crainte d'effet
toxique n'est d'ailleurs pas signalée dans l'avis négatif de l'EFSA.
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Pour mieux connaître les différentes facettes de cet élément
controversé,
Santé Vivante met en ligne un dossier complet sur le silicium
Illustration : Nuances communication - Toulouse
Commentaires
Bonjour,
moi pour avoir fait des cures de silicium organique Dynasil, je trouve ce produit très efficace.
Ce produit a soulagé mes genoux de façon incroyable.
cordiales salutations.