Historique
En 2006, le laboratoire Merck commercialise le premier vaccin destiné à protéger contre le cancer du col de l'utérus en évitant l'infection par les sérotypes les plus courants de l'HPV (16 et 18), co-facteurs reconnus de ce cancer et deux autres sérotypes responsables de verrues génitales (6 et 11). La FDA américaine l'a approuvé pour les femmes de 9 à 26 ans, mais pas au-delà, l'infection étant presque toujours contractée avant cet âge. Un an plus tard est apparu le Cervarix de GlaxoSmithKline, qui ne cible que les sérotypes 16 et 18.
Dès 2007, alors que le principe même de ce vaccin fait débat, des observations ou témoignages sur des victimes commencent à se manifester, signalant des effets graves avec des handicaps irréversibles et des décès.
En 2008, Jean-Claude Chermann est étrangement oublié du prix Nobel qui récompense les co-découvreurs du virus du Sida, le troisième lauréat étant Harald zur Hausen qui a établi le rapport entre le papillomavirus (HPV) et le cancer du col de l'utérus. Il est établi aujourd'hui qu'il y a eu conflit d'intérêt au sein de l'académie Nobel, mais la loi suédoise ne permet pas d'intervenir à ce sujet. Ce prix Nobel a donné une meilleure crédibilité au vaccin contre l'infection à HPV.
Aujourd'hui encore, la vaccination est recommandée par les autorités sanitaires de nombreux pays, pour un vaccin dont le coût reste élevé, environ 400 euros les trois doses en France, remboursé à 65 % par la sécurité sociale.

HPV et cancer du col
Les infections à HPV sont sexuellement transmissibles et très fréquentes, puisque plus de 70 % de la population est concernée. Dans 90% des cas, il y a guérison spontanée et aucune conséquence. Dans 10% des cas, l'infection persiste et, seulement pour certaines femmes, les lésions vont évoluer en formes précancéreuses CIN  (Cervical Intraepithélial Neoplasis), classées en trois grades, le troisième CIN3 correspondant au cancer.
En France, c'est le 10ème cancer par sa fréquence (3000 cas par an) et le quinzième par sa mortalité (1000 décès par an). Il est beaucoup plus fréquent dans les pays du Sud : Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est. C'est un cancer d'évolution très lente, généralement plus de 20 ans après l'infection.
Tous les HPV ne sont pas cancérigènes, et parmi ceux qui le sont, les types 16 et 18 sont les plus fréquents, impliqués dans environ 2/3 des cas.

Le vaccin protège-t-il du cancer ?
En théorie, en protégeant vis-à-vis de certaines infections par le HPV, le vaccin évite les cancers co-dépendants des virus concernés. Mais l'efficacité finale n'est actuellement pas déterminée. Une chose est certaine, il y  a d'autres sérotypes pour lesquels le vaccin ne protège pas et qui sont aussi impliqués dans des cancers. Et on peut se demander si le vide laissé par les HPV 16 et 18 barrés par la vaccination ne va pas favoriser le développement de ces autres sérotypes.
Il s'agit bien d'un bouclier, mais partiel. Son champ de protection est mal défini et imprévisible pour l'avenir.

Une campagne trompeuse
La campagne de promotion du Gardasil et du Cervarix est trompeuse en plusieurs points 
– Elle annonce une protection contre le cancer du col de l'utérus par un raccourci qui ne repose sur aucune donnée fiable à ce jour.
– Elle annonce des chiffres qui concernent les pays du Sud pour souligner la fréquence de ce cancer alors que le vaccin s'adresse aux pays du Nord !

Une réponse à une absence de besoin
Selon l'avis de la Haute Autorité de Santé française (HAS), le cancer du col de l'utérus n'est pas un problème majeur de santé publique. Le frottis cervico-vaginal, lorsqu'il est pratiqué tous les trois ans, est un dépistage qui a fait ses preuves et permet un traitement efficace. C'est le non respect de cette recommandation de dépistage qui conduit le plus souvent au développement de formes avancées  au mauvais pronostic de ce cancer.
Le frottis cervico-vaginal est actuellement l'un des meilleurs dépistages de cancer, inclus dans la visite gynécologique, facile à réaliser, sans risque, efficace, et peu coûteux. Il semble plus cohérent aujourd'hui de promouvoir ce dépistage auquel certaines femmes échappent, que d'introduire un vaccin dont la protection n'est que partielle, et de ce fait, ne dispensera pas des frottis pour les femmes vaccinées !

Des effets secondaires inquiétants mais non reconnus
Il y a un paradoxe évident entre la gravité des effets secondaires relatés par certaines sources (notamment Judicial Watch, organisation citoyenne américaine) : avortements spontanés, anomalies fœtales, paralysies, syndrome de Guillain-Barre, ainsi que des décès directement imputés au vaccin, et l'absence de réaction des autorités sanitaires pour reconsidérer la sécurité de cette vaccination. 
Selon l'angle sous lequel on regarde cela, on peut y voir la force du lobbying pharmaceutique capable d'influer sur les décisions publiques et empêcher la publication de certaines observations. On peut aussi y voir la tendance à généraliser et dramatiser des adversaires inconditionnels de la vaccination. La position souvent partisane de chaque camp  ne clarifie pas le débat ! 
Au final, il y a malgré tout de sérieux doutes sur la sécurité de ce vaccin, qui demanderaient au moins à être vérifiés et évalués par un comité médical indépendant, écouté par les autorités sanitaires.

Un choix qui appartient à chacun
Le vaccin n'étant pas obligatoire, il appartient donc à chacun de choisir ou non cette proposition de protection, en prenant connaissance des données disponibles au-delà de la campagne médiatique qui est davantage une promotion qu'une information.
Le désir d'acquérir une protection supplémentaire vis-à-vis d'un cancer bien réel est légitime et respectable. Du fait de la préconisation dès la puberté, ce sont les parents qui se trouvent face au choix. Il serait plus juste que celui-ci soit effectué en vraie connaissance de cause !

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